Qui suis-je
Le Caritologue
Découvrez mon parcours et comment est né le concept Caritologue
Je m’appelle André Béton, descendant de mon aïeul esclave Elphège BETHON et de Rosette POLICE, tous deux « baptisés » ainsi en 1848, date de l’abolition de l’esclavage, où tout un chacun devenait Citoyen.
Êtes-vous prêt pour une balade aux 4 coins de l’île ?
Mes parents Aline et Raphaël, sont issus de Cilaos, Béton et Gastrin.
Jusqu’à mes 7 ans, nous vivions à St François 8ème km sur la propriété Cazal-Baloudji. Mon père était le gardien de ce véritable éden jusqu’à son décès prématuré à l’âge de 43 ans.
De 7 à 12 ans, le cadre de vie suivant fut Le Chaudron, Bloc H n°617. Sur la coursive, nous pouvions faire du patin à roulettes quand les poulaillers n’étaient pas encore sortis ou rentrés à l’arrière des appartements.
Les immeubles abrités des familles relogées, c’était l’extrême pauvreté.
Fort heureusement les terrains de jeu pour s’évader ne manquaient pas, jusqu’au terrain l’avion, la jamaïque.
12, 13 ans nous sommes relogées dans un plus grand appartement sur les hauteurs de Belle-Pierre. Malgré tout c’était toujours la lutte.
Que s’est il passé à ce moment là ?
À mes 13 ans, pour que je me retrouve parachuté dans le cirque de Cilaos ! Je n’ai aucune explication, toujours est-il que j’ai vécu les plus belles années de ma jeunesse chez la sœur de ma mère LIA, entouré de mes cousines, cousins et amis du Collège.
De St Denis à Cilaos, je suis passé de la cuisine au gaz en appartement à la cuisine tout au bois. Les corvées étaient alors, d’aller chercher l’herbe, la canne fourragère, les chouchous secs, troncs de bananier pour les animaux, cochons, Bœuf, de planter du maïs pour la volaille, du manioc, chou, patate, haricots pour nous, ou encore couper du bois pour cuisiner.
Je suis resté à Cilaos jusqu’à mes 20 ans, l’électricité arrivait alors dans notre maison, avec le modernisme tant attendu.
Je pense que mon amour pour la cuisine au bois est né là.
Jeune adulte, animateur de centre de loisirs, je ne mis pas longtemps à rencontrer la mère de mes 2 enfants. Comme il était de coutume dans les années 1980, nous avons fondé le foyer rêvé qui tient bon jusqu’à aujourd’hui.
Je découvrais un peu avant, invité lors d’un mariage où le cuisinier s’était cassé le pied, je découvrais le bonheur d’assurer la préparation du repas, une centaine de personnes alors. Personne dans l’assistance n’avait voulu prendre cette responsabilité. Du haut de 21 ans je m’aperçus soudain du pouvoir d’émerveillement qu’un repas réussi pouvait avoir sur les convives du moment. Le souvenir de ce 1er repas est assez flou, ce qui me fait dire que cela est peut être une légende.
Ce repas fut suivi de dizaine d’autres, mariages, communions, associations, je m’organisais pour répondre présent quelque soit le nombre de convives…jusqu’à 1100 sauté-mine (nouilles chinoises) pour une course de montagne.
Mon métier était alors artiste peintre (1979-2009), j’exposais ici mais aussi en Malaisie, Thaïlande, Singapour, Stuttgart, Paris, en Province, l’île Maurice, Tokyo entre autres.
CARITOLOGUE ou L’art de soigner par le Cari :
Loin de moi l’idée d’avoir cette prétention de soigner qui que ce soit par le Cari. Ni d’ailleurs de me prétendre spécialiste du Cari. Mon travail est d’être aux petits soins du Cari, de le bichonner, d’être à son écoute, d’y percevoir son voyage et de m’y faire voyager moi-même. Si je réussis le Cari comme je l’ai rêvé, j’aime à le partager, pour espérer, y faire voyager aussi les convives du moment.